Haribo fabrique ses bonbons en France depuis plusieurs décennies sur le site d’Uzès, dans le Gard. Cette implantation historique entre Nîmes et Avignon n’est pas qu’un lieu de mémoire avec son musée : c’est une usine de production active, qui approvisionne une large part du marché français en confiseries gélifiées et en réglisse.
Uzès et Marseille : deux sites de production Haribo en France
Contrairement à une idée répandue, la fabrication des bonbons Haribo sur le territoire français ne repose pas sur un site unique. Deux usines se partagent la production : Uzès et Marseille.
Le site d’Uzès, dans le Gard, est le plus ancien. Il concentre la fabrication de nombreuses références gélifiées et abrite aussi le siège social de la filiale française. L’usine de Marseille complète cette capacité avec ses propres lignes de production.
Pour mieux comprendre le rôle de chaque implantation, un article détaillé retrace l’histoire et le fonctionnement de l’usine Haribo en France et la répartition entre ces deux sites.

Nouvelle usine Haribo à Uzès : un projet industriel en cours
Haribo ne se contente pas de maintenir ses installations existantes. Le groupe prépare la construction d’une nouvelle usine à proximité du site historique d’Uzès, avec une mise en service envisagée à la fin de 2029.
Ce projet ne se résume pas à un simple agrandissement. Il s’agit d’une transformation industrielle qui réorganise la production française. Une partie de la fabrication actuellement réalisée à Marseille doit être transférée vers ce nouveau site gardois.
L’opération devrait entraîner la création d’une trentaine d’emplois à Uzès. Pour le bassin d’emploi local, déjà structuré autour de la présence Haribo, ce transfert renforce le poids du site gardois dans la stratégie industrielle du groupe.
Ce que ce transfert change pour Marseille
Le site marseillais verra sa production diminuer à mesure que certaines lignes migrent vers Uzès. La répartition exacte entre les deux usines après 2029 n’est pas encore détaillée publiquement, mais la tendance est claire : Uzès devient le pôle principal de fabrication Haribo en France.
Fabrication des bonbons gélifiés Haribo : le procédé amidon
La majorité des bonbons Haribo (oursons, Dragibus, Tagada) appartiennent à la catégorie des confiseries gélifiées. Leur fabrication suit un procédé spécifique qui repose sur l’utilisation d’amidon comme moule temporaire.
Le principe est le suivant : des plateaux remplis d’amidon de maïs passent sous une presse qui y imprime des centaines de petites cavités. Chaque cavité correspond à la forme d’un bonbon (ourson, fraise, anneau). Un sirop chaud, mélange de sucre, de glucose, de gélatine et d’arômes, est ensuite coulé dans ces empreintes.
- Le coulage se fait à haute température pour que le mélange reste fluide et remplisse chaque détail du moule en amidon.
- Les plateaux passent ensuite dans des étuves de séchage pendant plusieurs heures, le temps que la gélatine fige et que le bonbon prenne sa texture élastique caractéristique.
- Après démoulage, les bonbons sont séparés de l’amidon résiduel par tamisage, puis passent dans un tambour de lustrage qui leur donne leur aspect brillant.
- L’amidon récupéré est séché et réutilisé pour de nouveaux cycles de moulage, ce qui limite le gaspillage de matière.

Extrusion : un second procédé pour d’autres textures
Tous les bonbons Haribo ne passent pas par le moulage en amidon. Les produits à base de réglisse ou certaines confiseries à texture plus dense sont fabriqués par extrusion. Le mélange est poussé à travers une filière qui lui donne sa forme (lacet, rouleau, bâtonnet), puis découpé à la longueur voulue.
Cette distinction entre coulage en amidon et extrusion explique pourquoi la gamme Haribo présente des textures aussi variées, de l’ourson moelleux au Rotella compact en passant par la fraise Tagada fondante.
Musée du Bonbon Haribo à Uzès : visite et découverte
Le Musée du Bonbon Haribo, installé à Uzès, retrace l’histoire de la marque et de la confiserie en général. Il présente notamment le lien historique entre Haribo et la réglisse Zan, marque rachetée par le groupe et dont la production est intégrée au site gardois.
La visite couvre plusieurs espaces thématiques : l’histoire de la réglisse et de sa culture, l’évolution des techniques de confiserie, et une présentation de la gamme Haribo au fil des décennies. Une boutique permet d’acheter des produits, y compris certaines références difficiles à trouver en grande distribution.
Pour les familles, le musée constitue une étape logique lors d’un séjour dans la région, entre Nîmes et Avignon. Uzès elle-même mérite le détour pour son centre historique et son marché.

Bonbons Haribo et gélatine : une question récurrente
La gélatine utilisée dans la fabrication des bonbons gélifiés Haribo provient majoritairement de sources animales (porc ou boeuf selon les références). C’est un point qui revient fréquemment dans les questions des consommateurs, notamment ceux qui suivent un régime alimentaire excluant certains ingrédients d’origine animale.
Haribo propose quelques références estampillées végétariennes, qui remplacent la gélatine animale par des agents gélifiants d’origine végétale. Le Rotella à la réglisse, par exemple, est commercialisé comme bonbon végétarien. Chaque référence doit être vérifiée individuellement sur l’emballage, car la composition varie d’un produit à l’autre au sein de la même gamme.
Le site d’Uzès, avec sa nouvelle usine prévue pour 2029 et son musée ouvert au public, reste le coeur de la présence Haribo en France. La réorganisation en cours entre Uzès et Marseille montre que le groupe mise sur la modernisation de son outil industriel français plutôt que sur la délocalisation, un choix qui structure durablement la production de bonbons dans le Gard.



